Johnny, la vraie France de Jean-Michel Graisse ?

        Un an. Putain, ça fait déjà un an que la vie a un gout d’endives, le ciel, la couleur du silence, et que la bière n’a plus d’attrait. La canicule de cet été n’a existé que pour ne pas oublier la souffrance de ne plus t’avoir parmi nous. Car nous t’aimions. Et qu’est-ce que nous t’aimions. On aurait tant voulu briser nos chaines et être « chienne » avec toi, pour reprendre les mots de Gilles Thibaut que tu avais fait tiens.

Promis, on n’ira pendre ni pasteurs, ni curés. Même si la France entière chante depuis un an un requiem pour le fou que tu étais. Ta mort ne nous a pas fait de cadeau.

Pourtant, on t’aimait. Pas seulement dans les 60’s quand tu étais l’idole des jeunes et que tu avais du charme, la jeunesse, et une superbe Triumph TR3 (c’était avant ta passion pour les motos). C’est surtout lorsque tu es devenu le beauf par excellence avec des Harleys une maison à Saint Barth que notre cœur  a flanché. Mais tu étais pris. Avec Laetitia. On lui préférait Sylvie Vartan, mais ça ne nous regarde pas. Et puis on préférait tes premiers albums, moins clichés, plus doux, plus authentiques. Quand tu nous susurrais à l’oreille de doux mots pansant les cœurs et nous rappelant que le noir n’est pas que cela, qu’il peut parfois être gris et qu’il faut choisir la vie. Cette époque où tu improvisais avec une folk sur scène et que The Jimi Hendrix Experience faisaient ta première partie. Car oui, à l’époque tu étais plus grand qu’Hendrix. Tu nous as enfin appris que le service militaire changeait vraiment un homme, et on remercie encore une fois Chirac de l’avoir retiré (Jacques si tu nous lis, je veux bien en griller une avec toi).

Bref, Johnny t’as déconné. Oui bien sur ton œuvre est immortelle, mais comment ferons-nous pour nos restaus entre potes imaginaires ? T’as merdé en crevant. C’était ton plus beau geste commercial, mais franchement c’était égoïste pour nous. J’espère que tu es bien sur ton ile déserte avec Mickael Jackson, Jim Morrison et Kurt Cobain. Tu mérites bien un peu de repos maintenant que tu nous as laissé tomber.

Ton départ nous a tant retourné que Jean Michel Graisse organise un hommage à ta personne le 5 décembre, t’imagines ?  On sera nombreux c’est promis. Mais du coup, après il faudra faire le deuil, oublier la douleur, cette bête terrible qui doit mourir au matin (car oui les chasseurs ont encore sonné l’hallali).

Mais je commence à être long, donc je vais arrêter de citer tes chansons et aller les massacrer sur ma guitare, ce sera toujours cela de pris. Je t’embrasse Jean-Phi, portes-toi bien dans la mort.

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