Lettre ouverte d’un gémien en vacances

Pour se remettre du WEI de la semaine dernière, pourquoi ne pas replonger dans ses vacances, ici celles d’un autre gémien alors qu’il profitait encore de ses semaines de repos (oui parce qu’on bosse beaucoup trop à GEM c’est bien connu 😉) 

 

ATTENTION : cet article contient des tonnes d’humour (à consommer sans modération). Pour des raisons de prudence, l’auteur utilisera quand même un pseudonyme : Macloy (anagramme raccourcie, tu ne trouveras pas).

J’exempte Xpression, en la personne de son président (Nicolas, je t’aime), de toute responsabilité dans le contenu dudit article (cass., humour, 22/08/18, n°12345).

Salut à toi, gémien du bout du monde ou gémien de proximité, nouveau gémien ou gémien confirmé,

 

J’espère que cet article ne publiera jamais mon vrai nom parce que l’administration saura alors que je ne suis pas en stage (cc Béatrice Nerson) et ça chaufferait pour mes petites fesses bronzées.

Je t’écris de dessous ma couette pour te raconter mon été sans boulot et sans stage (inch’Bouddah, ça change bientôt).

 

Trois mois de pur ennui au fond de mon lit, alternant entre soirées (non, pas SAT), Guillaume Musso, passions estivales, cocktails et révisions en vue du prochain rattrapage en finances. Ne me triquite pas, lecteur, l’actualisation n’était pas facile à comprendre, même au bout de plusieurs séances de révision sur le sable chaud du Touquet (ndlr : rien à voir avec un quelconque penchant politique et oui, qui a dit que la Mer du Nord ne pouvait pas être chaude en été ?).

 

Bref, du fond de mon lit je te salue, toi en train de trimer au boulot, entre machine à café et PPT ou Excel.

 

Et puisque je ne peux plus demeurer loin de toi plus longtemps… But wait… Victor Hugo sort de ce corps. Je disais donc : puisque, gémien d’un soir ou de tous les jours, tu me manques, et que je n’ai plus accès à mon local asso pour y piquer un somme, je voudrais te résumer mon été 2018.

 

Comment te synthétiser tout ce que j’ai fait ?

1er juin : derniers rattrapages (ben quoi ? C’est dur de calculer le budget prévisionnel d’un lot de conserves de tomates, le sel ça coûte un max).

8 juin : Je me suis inscrite à la salle de gym pour perdre quelques kilos. En vrai, j’aurais mieux fait d’aller à Brides-Les-Bains et profiter des palpers-roulers de Joachim (si si, c’est son vrai nom), mais j’ai quand même perdu plus de deux kilos (tu ne sauras rien d’autre, coquin). Bilan des 70€ dépensés à GymStreet (plutôt quali, en passant) : le summer body, c’est pas encore ça, mais je prépare le WEI 2019 alors, gémien déjà affamé de mon futur corps de déesse, patience.

Ensuite, comme je n’avais toujours rien à faire et parce qu’un moment donné, sans lecture assidue de PPT, ma zone grise commençait à s’effriter, j’ai donc décidé de descendre toute la bibliothèque de New Romance qui existe. Pas toujours légalement, je l’avoue, mais je ferai mon don à la Banque Ali’ l’an prochain pour me rattraper. Pourquoi New Romance ? Ben, le Smile c’est cool, mais les SAT étaient quand même plus pratiques pour pécho que Tinder (ceci n’est pas un placement de produit). Vindiouss, je viens de donner un indice sur le lieu où je me trouve. (Soit dit en passant, je devrais peut-être déposer un brevet pour la version gémienne d’Où est Charlie ? ou Pokemon Go… Mais c’est que c’est pas une mauvaise idée, en plus.). Et comme j’aime aussi lire des trucs ennyeux avec plein de mots et pas d’images – on a fait prépa ou on ne l’a pas fait -, j’ai décidé de relire Blaise (non, pas Blaise des B’Bros), mais Pascal (tu sais, le je pense donc je suis). De la pure masturbation intellectuelle, je te dis.

 

15 juin : je traîne au Starbucks. Un jeune homme vient m’aborder, tout sourire et me demande si je suis toujours à GEM. Comment a-t-il deviné ? Avec tous tes stickers sur ton ordi et ton pull de GEM, bien sûr qu’on ne voyait que ça. Par chance, le jeune homme d’une gentillesse sans fond était un ancien gémien, de la même asso. Je revis.

Fête de la musique : Je râle intérieurement contre ma voisine, qui passe Les Lacs du Connemara à 22h00. (Ça y est, tu l’as dans la tête ? Moi aussi, même maintenant). Je sais que c’est une chanson chantable sobre comme bourré, mais garde-la pour le Smile ou les boîtes de nuit du Barcarès, que diable !

Pour passer ma colère, direction le Quai des Bananes et le Lobby. Le Smile, c’est pour plus tard. PS : à 23 piges, on me demande encore ma carte d’identité (j’avoue que les macarons en guise de coiffure, c’est kawaï cinq minutes, mais pas pratique pour rentrer en boîte. Heureusement, le videur est devenu mon poto tmtc).

 

Coupe du monde : encore une bande de débiles surpayés qui courent derrière un ballon et… « Beeeenjamiiin Pavaaaard, je n’crois pas qu’vous connaisseeeeez… » !! Ça y est, la fièvre du mondial me prend, je stresse aussi pour Les Bleus. Bon sang, j’aime cette équipe. M’Bappé, si tu n’avais pas 4 ans de moins que moi, je t’aurais épousé sur-le-champ sans passer pour une cougar.

 

14 juillet : à défaut d’être à Paris, j’en suis le feu d’artifice depuis ma télé. Inch’Bouddah, ce weekend sera le meilleur de ma vie. Après le coup de boule de 2006 (on a dit qu’on n’insultait pas les mamans, ce n’est pas difficile à comprendre, pourtant), le Bus Gate de 2010, la défaite des Bleus en 2014 (Oui, les larmes de Grizou ont ému mon petit cœur), cette fois-ci, c’est pour nous.

 

15 juillet : Je vis la bourde de Lloris (je n’ai toujours pas compris ce qu’il a fichu, mais bref) et la victoire des Bleus depuis ma voiture, au retour de la plage. L’arrivée en ville est difficile – trois quarts d’heure pour arriver en centre-ville. Je colle de partout après la plage, du sable entre les orteils, mais pas le temps de jouer les princesses, il faut fêter la victoire et les copains attendent. Départ donc pour la rue Masséna et une soirée de folie – jusque 2h00 quand même, les gens bossent le lendemain et ils n’ont pas rendu le lundi férié. Quelques tympans percés par les pétards, des étoiles plein les yeux grâce aux mini-feux d’artifices de rue (complètement illégaux, mais magnifiques), des embrassades, chopes, des hymnes à la gloire des joueurs (« On a Benjamin Pavaaaard »)… Tonight has been a good good night, en effet. Et quelle nuit, mes enfants !

Honnêtement, je ne mentirai pas en affirmant que je me rappelle totalement de mon mois de juillet-mi-août ; la faute aux 37°C qu’on a eus, aux imitations piètres du Foulala (cc Aloha), à l’ivresse des amours d’été (comme au camping ou club vacances, oui), on a eu ça : entre garden parties, l’Affaire Benalla (meilleur feuilleton télé français estival de tous les temps, plus dynamique que Broadchurch, Oscar du meilleur scénario), soirées sur les bunkers et frites à l’huile de bœuf (ça, c’est la vraie frite), parcs d’attractions, visites de la Belgique (ndlr : pour comprendre Gand, il ne faut pas y aller à mains nues… Si, c’était drôle), mon été a plutôt été riche en occupations. Mon programme est loin d’avoir été rempli, mais question gestion temps et stress, on est bien.

 

Fin août, les vacances touchent à leur fin (oh nooon) et les amourettes d’été aussi. Heureusement, on a de chouettes souvenirs (comblés par certains snaps) à garder (et à ne surtout pas montrer aux enfants, si vous voulez garder un peu de crédibilité). J’ai de quoi faire un JT d’une heure, avec les dossiers que j’ai.

 

Bon, entre les entretiens de stage (je cherche quand même, hein) et mon futur contrat d’édition (parce que oui, GEM compte les futurs Victor Hugo parmi ses rangs… Bon, d’accord, en ce qui me concerne, c’est plutôt du Anna Todd (cc les fans d’After)), je me retrouve obligée à dormir moins de dix heures par jour – vous vous rendez compte de la perte de sommeil que je m’inflige ?

 

Courant de juin-juillet-août : agressée par les moustiques – tentative de meurtre au premier degré, même Lincoln Burrows a failli griller sur la chaise électrique pour moins que ça, puisque ce n’était que le frère de la VP des États-Unis of Ameeeerica -, j’ai donc investi mes dernières économies d’étudiante en vacances en produits divers antimoustiques. Comme ces petits w%éf^5 (pour être poli, on dit « maman travaille (tard) ») sont désormais génétiquement adaptés pour résister à nos produits, il me reste donc à investir dans un antihistaminique qui, je le sens, va vite se transformer en seringue Epipen (je ne suis pas loin de l’œdème de Quincke, vu les plaques que je récolte).

 

Bilan de l’été 2018 : j’ai fait le choix (et les économies) de ne pas partir en vacances et profiter de la mer à 2h de chez moi, des frontières belgo-luxembo-allemandes pour me balader (Papa-Maman, je crois que j’ai dû me faire flasher à 142 entre Lille et Merville. En probatoire depuis 6 mois, oui. Pour ma défense, je n’avais pas vu le radar… et les flics juste derrière).

 

Est-ce que c’est tout ce que j’ai fait ? Oh non, j’ai plein d’autres anecdotes en réserve, mais pas assez de neurones pour tous les coucher sur le papier. Mais voilà, il fallait que ça sorte. Le psy me coûtait cher et rien de tel qu’un bon petit article pour m’auto-psychanalyser. Ouf, nous allons bien.

 

Je m’arrête donc là, puisque Lucy In the Sky with Diamonds ne fait plus effet. Je blague, je préfère la neige.

 

Allez, bisous ! (Venez à la Braderie de Lille, on a des moules, des soldes et des pintes de bière aux meilleurs prix).

 

PS : À mes copaings en césure, je veux faire passer ce message : Vous ne serez bientôt plus seuls. »

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