Netflix et le Cinéma

Vingt ans après tout le monde, j’ai enfin décidé de souscrire un abonnement à Netflix. Hallelujah ! J’étais un peu suspicieuse au début ; pourquoi tout le monde s’escrime à payer pour un service que l’on trouve gratuitement en ligne ? Et puis ce questionnement se soldait toujours par les bonnes réponses. « Oui, éthiquement c’est pas top, blablabla ». Je déteste quand les gens téléchargent des bouquins, alors pourquoi est-ce que le streaming m’impactait moins ? Pire encore, Netflix n’est pas vraiment coûteux… 10 euros par mois, pour un contenu multimédia, s’il n’est pas illimité, au moins très très étendu.

Et puis bon, je ne vais pas vous vanter tous les bienfaits de Netflix, vous risqueriez d’y voir là un placement de produit. Mais la liste, le fait qu’il sache quand tu t’es arrêté, le défilement des épisodes, bordel ! Et toutes ces séries que je ne connaissais pas… Bon, bref, je suis très satisfaite de cet abonnement, je ne vais pas vous le cacher.

Mais je ne peux m’empêcher de me demander… où allons-nous avec ça ?

Pour être totalement honnête avec vous, si j’ai décidé de m’abonner à Netflix, c’est parce que j’ai appris que l’adaptation d’Annihilation, un très chouette roman de science-fiction, ne serait pas distribuée en salle. Enfin, pas en France en tout cas. Un film avec Nathalie Portman et Oscar Isaac à l’affiche, putain ! Mais non, en France, on se contentera de l’avoir sur Netflix. Un film dont le principal atout est l’immersion totale, dans des paysages incroyables, et aux scènes d’horreur censées être magnifiques. Et moi je vais mater ça sur mon petit PC. Je suis joie.

 

 

Alors s’il se passe ça pour un film avec NATHALIE PORTMAN et OSCAR ISAAC, tiré d’un BEST SELLER… Qu’est-ce qu’il se passera pour tous les autres « petits » films ? On le voit déjà avec la disparition en salle de nombreux films qualifiés presque « d’auteurs » désormais. Comme cette petite perle découverte à l’été 2017, dans une salle obscure mal climatisée. Il y faisait tellement chaud que je me croyais dans un sauna, mais pas moyen de trouver un autre endroit pour voir Free Fire, dont l’esthétique restera à jamais gravée dans ma mémoire. 36 salles seulement pour ce film, mort avant même qu’on ait pu lui donner l’occasion de vivre.

Je suis heureuse que Netflix débloque des fonds pour réaliser d’autres types de contenu. Je suis même pressée de voir l’adaptation d’Annihilation même si ce n’est pas au cinéma, car j’en connais des bouquins dont les droits ont été achetés mais qui ne seront jamais réalisés (Entre Chiens et Loups, Red Rising, Les Chroniques des Temps Obscurs…).

Netflix nous offre des contenus vraiment différents, avec de très bonnes séries montantes. Sranger Things, Narcos, Orange is the New BlackOzark, même, qui me fait de l’œil depuis longtemps ! Il y eu d’autres essais, plus ou moins convaincants comme The OA, mais ils ont le mérite d’essayer au moins. Et c’est toujours avec un soupçon d’excitation que j’attends de voir s’afficher la page d’accueil : quelle nouvelle perle va-t-on me proposer maintenant ?

 

 

Pour terminer cet article plus que bordélique, j’aimerais aussi pointer votre attention sur la nouvelle mode de Netflix, qui consiste à balancer tous les épisodes d’une même saison d’un coup. BOOM, dix épisodes d’une heure à mater au chaud sous sa couette. Ou ailleurs, hein. Et avec ce phénomène, l’apparition du très connu « binge-watching ». Combien de temps passons-nous sur Netflix, au final ? Combien d’heures à nous enfiler des épisodes, à ne plus pouvoir nous arrêter, emportés dans une frénésie consommatrice ? Le dernier phénomène en date pourrait être La Casa de Papel, qui en a fait couler, de l’encre. Est-ce que c’est vraiment sain d’avoir tout ce contenu à disposition ? Et même si on sait que ça ne l’est pas, est-ce qu’on s’arrête pour autant ?

Et vous alors, quelle est la série que vous avez préféré sur Netflix ?

Juliette Bernaz Prévost

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